Le droit à la désinvolture

Le droit à la désinvolture

Faisons un aveu au lecteur à condition qu'il ne l'ébruite pas : il nous arrive de somnoler, l'après-midi, durant nos heures de travail. Voilà pourquoi cet Art de la sieste nous a échappé lors de sa première parution, au printemps 1998. Les premières douceurs de l'année lui ont été fatales. Moments bénis qui préfigurent les grandes torpeurs estivales et durant lesquels le plaisir de dormir l'emporte irrésistiblement sur celui d'ouvrir un livre. Avouons-le, cet Art de la sieste a été victime de notre propre sieste. Il est temps de nous réveiller au moment même où l'ouvrage, porté par son succès, conduit son éditeur à le rééditer. Ce bref et brillant essai, dont le temps de lecture ne dépasse guère celui d'un petit somme, méritait bien que l'on s'y attarde.

Grand siesteur devant l'éternel, Thierry Paquot connaît son affaire. Il a beaucoup dormi avant de coucher son expérience par écrit et possède à merveille toutes les figures de son art. Du s ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé