Le dico qui s'en dédit

Le dico qui s'en dédit

Une quarantaine d'écrivains élisent des mots devenus indésirables, pour des raisons théoriques ou intimes.

Il y a eu un Dictionnaire des intraduisibles (sous la direction de Barbara Cassin), un Dictionnaire des mots manquants, voilà que paraît un Dictionnaire des mots en trop. N'y voyez là aucune tentative de creuser les mystères de la langue : les mots « en trop » nourrissent une entreprise collective à mi-chemin entre le dictionnaire satirique de Bouvard et Pécuchet de Flaubert et Exégèse des lieux communs de Léon Bloy. Belinda Cannone y peste contre l'absolu, Mathieu Larnaudie contre la pureté, Abdourahman A. Waberi refuse le mot « développement », Christine Montalbetti n'aime pas le mot « surpoids », Linda Lê n'apprécie guère d'avoir à user du mot « gérer », Cécile Guilbert s'en prend à l'idée d'« âme » ; quant à Christian Doumet, codirecteur du tout, il n'exige que l'abolition de deux mots : « artiste » et « Le Pen ».

Dans l'admiration et l'inquiétude que suscitent certains mots rendus nécessaires se lirait, affirment les auteurs, ...

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