Le dessin comme seule arme

Le dessin comme seule arme

Béatrice Wilmos

Y a-t-il une place pour l’objet d’art dans la guerre qui ne soit pas déplacée ? À travers cette focale, Béatrice Wilmos fait oeuvre de miniaturiste. Plutôt que de prétendre à l’exhaustivité du pavé historique, elle fait l’esquisse fébrile de personnages liés entre eux par la passion du dessin et un mystérieux album de croquis. Comme dans son précédent roman, La Dernière Sonate de l’hiver , elle explore avec une grande économie de moyens les rencontres intimes et douloureuses entre Russes et Allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et leurs répercussions plusieurs années après. Récit, extraits du journal d’une narratrice, souvenirs : l’auteur mêle époques et points de vue pour mieux faire advenir le drame familial de l’héroïne, Anna, et les différents dépositaires de celui-ci, Andrei, conservateur du musée de l’Ermitage de Leningrad, ou le prisonnier français, François Liévain. Le dessin reste alors l’ultime trace des ruine ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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