Le dernier roman

Le dernier roman

Hemingway était un homme pour qui les mots comptaient. Il voulait ne laisser derrière lui que des mots qu'il jugeait dignes d'être publiés. Fallait-il donc exhumer, comme on s'apprête à le faire, le manuscrit inachevé d'un roman africain « True At First Light » ?

«In the late summer of that year we lived in a house in a village that looked across the river and the plain to the mountains. In the bed of the river there were pebbles and boulders, dry and white in the sun, and the water was clear and swiftly moving and blue in the channels. Troops went by the house and down the road and the dust they raised powdered the leaves of the trees. The trunks of the trees too were dusty and the leaves fell early that year and we saw the troops marching along the road and the dust rising and leaves, stirred by the breeze, falling and the soldiers marching and afterward the road bare and white except for the leaves. 1 »

Ainsi commence L'Adieu aux armes , que j'ai eu envie de relire quand on annonça récemment que le « dernier roman » de Hemingway serait publié prochainement à titre posthume. Ce célèbre paragraphe, qui date de 1929, mérite qu'on s'y attarde : quatre phrases d'une simplicité trompeuse, cent vingt-six mots, dont l'ag ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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MAI :

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