Le débat Delacroix

Le débat Delacroix

Au centre d'une vaste rétrospective, le peintre demeure discuté. Fut-il un écrivain raté ? Un faux moderne devenu réac sur le tard ? Éléments de réponse.

la Liberté guidant le peuple, fulgurante image des Trois Glorieuses de juillet 1830, ne fut-elle qu'une erreur de parcours sur la route de Delacroix ? Certains l'ont dit, et non des moindres. Depuis le rocher de l'exil, en 1856, Hugo confiait : « Delacroix, de républicain, s'est fait royaliste parce qu'il l'a cru de son intérêt. » Ce « réactionnaire d'idées », ajoutait-il, était en contradiction avec sa peinture. Encore reconnaissait-il un talent « romantique » à celui qui avait été son complice, à la fin des années 1820, dans l'assaut qu'ils avaient porté ensemble contre les tenants de l'ancien goût. D'autres se sont montrés moins généreux que Victor envers le peintre explosif du Sardanapale. Très profonde, en France, est la tendance à exalter en Delacroix un faux moderne, un vrai classique, que l'expérience africaine, en terre coloniale ou presque, aurait ramené aux racines latines de son génie - harmonie, lumière claire et sujets traditionnels.

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