Le courage du mensonge

Le courage du mensonge

Deux essais analysent en quoi le mensonge et la mauvaise foi peuvent être utiles et même fertiles en philosophie et en littérature : ne s'agit-il pas, en ces terres, de remettre en cause toute vérité établie ?

« Sartre disait que nous pensons toujours contre nous-mêmes, sans quoi nous restons dans la mauvaise foi de celui qui se forge une image satisfaisante de lui à travers sa pensée », rappelle François Noudelmann. Ce programme pourrait être mis en exergue à son essai, Le Génie du mensonge, comme à celui de Maxime Decout, En toute mauvaise foi. Penser contre soi-même, c'est en effet pour ces deux essais, l'un philosophique, l'autre plus littéraire, remettre en question le concept le plus omnipotent, le plus protégé, le plus sacré même de la philosophie : la vérité.

« Plus l'affirmation de soi est tonitruante, plus nous pouvons soupçonner que le soi est vulnérable, qu'il a besoin d'être bruyamment réassuré », dénonce d'emblée Le Génie du mensonge : vouloir revendiquer à tout prix un discours de vérité nous expose à bien des dénis, à bien des formes de mauvaise foi. Vouloir tenir la position kantienne condamnant toute forme de mensonge en toutes circon ...

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Entretien

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