Le contretemps

Le contretemps

« Je voudrais raconter une histoire », annonce l'auteur. A l'aide de deux ou trois choses qu'elle sait de Marc, la protagoniste s'en fabrique une, d'histoire. Actuelle et éternelle. Une fille rencontre un garçon. Or celui-ci, toujours un sac de voyage au bout du bras, n'est pas un amant, mais un courant d'air. Sauf quand il dort. Le sommeil est la mesure de l'amour, on le voit à de petits détails vrais : « J'aimais tant son sommeil », et tout de suite après : « Tu dors ? » Un peu, beaucoup, mais pas passionnément. Détail significatif : le passe-temps préféré de ce couple libéré est le jeu d'échecs. En fait, tout en se répétant : « Dieu que je l'aime ! », la fille lutte contre tout, contre le temps, contre les autres femmes, contre elle-même parfois. Elle demeure défiante, même lorsqu'elle pourrait se contenter d'être heureuse. La peur est l'ennemie du bonheur. La lassitude aussi. On sait comment a fini Anna Karenine. Sauf qu'ici, l'histoire ne se termine pas sous un train, mais par ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon