Le conformisme des salauds

Le conformisme des salauds

Il faut séparer l'homme de l'artiste ! », qu'ils disaient. Si seulement ils n'avaient pas pris soin, au préalable, de subsumer l'homme sous l'artiste comme on affuble l'immonde d'un masque mondain pour le rendre présentable... L'heure de Matzneff a sonné, paraît-il. La sortie du Consentement, témoignage poignant et courageux de l'une de ses victimes, Vanessa Springora, a offert à la machine médiatique une raison de se remettre en branle sous les feux conjoints de l'indignation et de l'autoflagellation. L'occasion rêvée, pour beaucoup, de se racheter une conscience en faisant le procès zélé de celui qui n'a pu se prendre pour Dieu que parce qu'ils avaient collectivement décrété que tout était permis. Les révélations récemment brandies pour l'accabler n'en sont pas, pourtant. Car, s'il y a bien une chose que ce pédophile bon chic bon genre ignorait, c'est le sens du mystère. Il avait tout dit. Tout écrit. Assumé publiquement le caractère véridique des sévices racontés, jusqu' ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.