Ernest Hemingway : décrire, dit-il

Ernest Hemingway : décrire, dit-il

Le club des Nobel

Tous trois couronnés par l'Académie suédoise, Ernest Hemingway, William Faulkner et John Steinbeck ont soufflé un vent nouveau sur la littérature américaine.

« La vie d'un écrivain [...] est une vie solitaire. Les groupements d'écrivains pallient la solitude, mais je doute qu'ils améliorent son style. Son importance grandit aux yeux du public lorsqu'il renonce à sa solitude, mais souvent son oeuvre en souffre. Car il oeuvre dans la solitude et, s'il est assez bon écrivain pour cela, il doit chaque jour affronter l'éternité, ou son absence. Chacun de ses livres devrait être, pour un véritable écrivain, un nouveau commencement, un départ une fois de plus vers quelque chose qui est hors d'atteinte. Il devrait toujours essayer de faire quelque chose qui n'a jamais encore été fait, ou que d'autres ont essayé de faire, mais en vain. Alors, quelquefois, avec beaucoup de chance, il réussira. » Tels sont les mots de Hemingway à la réception du prix Nobel en 1954.

Dans ce discours, l'écrivain traduit non seulement sa vision de la littérature, mais présente aussi, entre les lignes, une certaine définition de son style : haché, bref, vo ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.