le choix des mots de minuit

le choix des mots de minuit

Plutôt que de s'inscrire dans un journalisme contemporain souvent suiviste et certainement mutant, le Suédois Stieg Larsson a fini par préférer au reportage ou à l'essai une trilogie policière pour dénoncer les manifestations ordinaires du fascisme ou le crime en col blanc.

Son narrateur, Mikael Blomkvist, travaille pour Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, et traque des scandales familiaux et financiers boursouflés de haine recuite. Pour lui, sa mission est « d'enquêter et de démasquer les requins de la finance capables de monter des crises d'intérêts pour spéculer sur des start-up fantaisistes avec l'argent des petits porteurs ». À ses côtés, même regard écoeuré et désabusé : Lisbeth Salander, jeune femme excentrique cernée très tôt par la folie, solitaire révoltée sans éducation mais informaticienne hors pair et amoureuse transie.

Larsson réussit par la densité et la mécanique de ses longs récits six cents pages, leur m ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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