Le Chili à chaud

Le Chili à chaud

Rencontre, au fil des manifestations, avec des écrivains d'un pays en ébullition, dressé en masse contre l'ultralibéralisme et la violence d'État.

On se retrouve sur la plaza de la Dignidad à 18 heures ? » L'idée semblait bonne : l'ancienne plaza Italia, rebaptisée ainsi par les manifestants qui s'y réunissent tous les soirs depuis plus de trois mois, est un point central dans Santiago aujourd'hui. Tous les artistes s'y retrouvent, qu'ils soient établis ou en pleine ascension, pour débattre, danser, chanter, performer. Ce soir-là se croisaient au milieu de la foule plusieurs concerts itinérants, une chorégraphie effectuée par un collectif féministe, une autre par des indigènes (1), le tout observé par des vendeurs ambulants. Un peu à l'écart, on discute politique, on parle de ce qu'il faudrait incorporer dans la nouvelle Constitution qui devrait être discutée à partir d'avril : à propos d'un mouvement social plus ancien, le poète chilien Pablo Neruda parlait de « révolution à la chilienne, très analysée et très discutée (2) ». L'analyse reste pertinente.

Il faut pourtant du sang-froid ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.