Le chasseur de mots

Le chasseur de mots

Dans un essai intitulé « Hemingway, portrait de l'artiste en guerrier blessé » éd. Gallimard-Découvertes, le romancier américain Jerome Charyn nous fait pénétrer dans les labyrinthes d'un créateur dévoré par son oeuvre.

«Je ne suis pas un enfant de Hemingway » confie le romancier américain Jerome Charyn. Et pourtant, en consacrant une biographie en images à l'écrivain qui lui ouvrit les portes de la littérature, Charyn écrit l'hommage que tous les écrivains américains aimeraient rendre à celui qui fut leur maître de style.

Y a-t-il, selon vous, une unité dans l'oeuvre de Hemingway ?

Pas du tout. Pendant les années 20 à Paris, Hemingway a trouvé la forme et le style. C'était l'époque bénie des nouvelles. Mais soyons francs : Hemingway n'est pas un très grand romancier. Sa force et sa puissance tiennent dans le court mais ne sont plus présentes dans l'écriture des romans.

Comment abandonne-t-il le journalisme ?

Hemingway fut fortement influencé par Gertrude Stein. C'est elle qui le poussa à arrêter le journalisme pour se consacrer à l'écriture ; sinon disait-elle « vous ne verrez jamais les choses, vous ne verrez que les mots et cela n'ira pas ». C'est grâce à elle qu'il a ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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