Le champ

Le champ

Annelie Lorbeer : « Je fus d'abord humaine, à présent je suis monde. » Navid Al-Bakri : « Sur ma tombe est écrit : Dieu est grand et nous sommes ses enfants. » Gerda Baher : « Couchée ici, je pense à toi. » Stéphanie Stanek : « Dans la nuit où je suis morte, le ciel s'était couvert, et peu après il a commencé à neiger. » Roman choral dont le coeur, un vieil homme tranquille et solitaire, est présenté dans le premier fragment, Le Champ est une suite de confessions posthumes. Celles des hommes et des femmes dont les corps sont enterrés au cimetière du village de Paulstadt... cette hétérotopie a priori silencieuse.

Chaque jour, le vieil homme se rend au « champ », la partie la plus ancienne du cimetière, et y entend les morts, sans parvenir à distinguer ce qu'ils disent. Jusqu'à cette soirée où, en s'endormant, il reçoit les récits des résidents du cimetière, les uns après les autres, comme sortis des caveaux successivement ouverts, d'où filtrent les souvenirs ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.