Le bicorne et l'entonnoir

Le bicorne et l'entonnoir

Sans aller jusqu'au dépeçage de sa compagne, comme le fit tout récemment un historien russe de l'Empire, la passion pour le Petit Caporal peut faire perdre la boule. Visite d'une confrérie borderline.

Grâce soit rendue à Jean-Marie Rouart qui, en deux phrases bien senties, libère le journaliste perplexe. Napoléon rend-il fou ? Telle était la commande justifiée par l'assassinat puis le dépeçage d'une jeune fille par un historien russe, spécialiste reconnu de l'Empire et proche par ailleurs de Marion Maréchal. Plutôt que la piste de la vodka, c'est celle de l'Empereur qu'en haut lieu on avait décidé d'explorer. Pourquoi pas, mais le journaliste obéissant ne pouvait s'empêcher de penser que le fil était quand même un peu mince pour en tirer un article définitif, forcément définitif, sur le rapport de la dinguerie et des soldats de plomb.

C'est là qu'intervient Jean-Marie Rouart avec, comme bouée de sauvetage, un gros volume sur « ces aventuriers du pouvoir » qui constituent l'essentiel de son oeuvre. Page 719, on peut ainsi lire cette formule géniale de simplicité sur « les deux sortes d'hommes qui s'identifient à Napoléon : les amoureux de la grandeur et les esprits un peu é ...

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