Le banc de l'Abribus

Le banc de l'Abribus

C'est la guerre. La guerre des âges et la guerre des territoires. La guerre pour grandir quand les parents sont absents et quand les ruptures éclatent dans la vie paisible. Le quotidien d'enfants à qui le passage à l'âge adulte, parfois précoce, fait l'effet d'un coup de massue en pleine tête. Dans ce premier roman d'initiation, Marin Fouqué explore la psyché d'un gamin d'une commune de Seine-et Marne (77), un territoire en transition, entre l'ombre massive et lointaine de la ville-capitale et la campagne à l'horizon.

De feu Enzo le traître, le fils de gauchos laxistes, à Katarina, la fille Novembre élevée aux coups de son père, des bandes rivales et des bagarres à la rencontre avec le grand Kevin et ses leçons pour « devenir un homme », « la mignonne », comme on l'appelle parce qu'il a le visage fin, raconte son enfance, assis sur le banc de l'Abribus qui l'a vu grandir. De là le portrait introspectif d'un homme « en devenir » qui, tel Antoine Roquentin dans La Nausée,

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard