Lawrence Durrell

Lawrence Durrell

Avec le Quintet d'Avignon j'achève un roman qui met en question la séparation de l'individualité. En même temps j'intercale, pour créer l'ambiguïté, des éléments empruntés aux personnages de mes livres précédents. Par exemple, c'est le parfum de Justine que ses amants retrouvent en Constance et qui les dégoûte d'elle. Mais le nom même de Constance est un écho de L'Amant de lady Chatterley . La place de la sexualité dans ces livres renvoie à l'attitude de D.H. Lawrence. Pour qu'un livre soit intéressant, il faut qu'il soit construit sur des ambiguïtés. C'est en ce sens que je cherche à écrire un roman-appareil.

Mon jeu principal était d'écrire un roman tibétain plutôt qu'un roman européen. J'ai voulu tenter de faire la jonction entre les quatre dimensions grecques qui sont la base de notre mathématique et de notre vue de la matière, et les cinq skandas des bouddhistes chinois. Pour nous, la conscience individuelle de chaqu ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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