Lawrence de Syrie

Lawrence de Syrie

Un demi-siècle les sépare, mais une ville les rassemble. L'écrivain met ses pas dans ceux de Lawrence pour une tournée des forteresses et de l'histoire des croisades.

Il n'est pas nécessaire de porter des lunettes à triple foyer pour lire Crac. Le texte requiert cependant trois focales pour en apprécier la saveur. Tout d'abord une longue distance d'environ un millénaire qui nous sépare des croisades lorsque les chrétiens d'Occident partirent à l'assaut du Moyen-Orient et y construisirent maints châteaux forts pour y conforter leurs positions, avant que Saladin ne les en chasse. Le Crac (en Syrie) reste l'une des plus grandes de ces constructions médiévales, aujourd'hui plus ou moins ruinées, et donne au livre son titre. Une focale moyenne, ensuite, d'un siècle, un peu plus, afin de se souvenir de l'année 1909, lorsque Thomas Edward Lawrence, pas encore Lawrence d'Arabie, entreprit, entre risques et périls, la tournée de ces lieux qu'il décrivit dans « L'influence des croisades sur l'architecture militaire européenne à la fin du XIIe siècle », son mémoire universitaire écrit à Oxford, il avait 20 ans, thèse qui lui vaudra à l'automne 191 ...

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