L'attrait de l'étranger

L'attrait de l'étranger

Il a été l'ami de Léon Daudet. Il écrivait, dans sa jeunesse, des lettres louangeuses à Barrès. Il exalte le petit paysan français de Saint-André-des-Champs et la perfection plastique de l'aristocratie française. Il est, dans la littérature française, une sorte de « terminus » selon le mot de Gracq, et on peut lire, à travers lui, tout Racine, tout Saint-Simon, tout Balzac et tout Chateaubriand. Mais c'est aussi lui qui, jusqu'à la fin de sa vie, se passionne pour la littérature étrangère, se soucie de ses traductions et considère que L'Idiot de Dostoïevski est « le plus beau roman qu'[il] connaisse ». La France de la fin du xixe siècle est obsédée par la revanche contre l'Allemagne, par la « ligne bleue des Vosges ». Proust, lui, se récrie par exemple contre la lecture qui est faite à son époque de Nerval, vu comme « un pur Gaulois », peintre de « la vie française idéalisée, et il ironise : « Voilà ce qu'on a fait de cet homme qui, à 20 ans, traduisait Faust, allait voir Goethe à W ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé