Last Exit to Berlin

Last Exit to Berlin

Disparu le 30 décembre dernier, l'auteur de Fuck America imagine dans sa ville natale la fin d'une existence.

s'il y a un sujet sur lequel on est sûr de ne pas se tromper (même si, tous comptes faits, on y croit volontiers pour les autres et beaucoup moins pour soi), c'est sur sa propre fin. L'ultime roman d'Edgar Hilsenrath, Terminus Berlin, s'achève par la mort de son héros, qui, comme à l'ordinaire, lui ressemble comme deux gouttes de schnaps. L'auteur du Nazi et le Barbier et de Fuck America, né en 1926 à Leipzig, est mort le 30 décembre dernier à Berlin. Cet ultime épisode de sa saga, devenue mondialement reconnue lorsque son auteur avait déjà atteint un âge canonique, vient de paraître sous la jaquette aussi claquante qu'horrifique des éditions du Tripode (têtes de mort, SS, femmes toutes retournées, fauteuil roulant, flingues, etc.).

Ce dernier épisode ne décevra pas les amateurs de ce réjouissant scandaleux, version yiddish du Bukowski du Journal d'un vieux dégueulasse. Car, si Hilsenrath ne ménage ni les institutions ni son lecteur, il n ...

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