L'art d'Izoard

L'art d'Izoard

« Il suffit de s'arrêter de penser pour que surgisse le poème » : c'est ainsi que, de 1962 à 2008, Jacques Izoard a noirci des dizaines de carnets, notant au jour le jour les impressions de la réalité quotidienne, avec humour, facétie, légèreté, débusquant la poésie « dans les endroits les plus quelconques ou, au contraire, les plus étranges ». C'est ainsi qu'il a bâti une oeuvre, abondante, riche, intense, faite de brefs jaillissements (rares sont les textes de plus de dix vers), s'efforçant de retrouver une parole fondatrice, neuve, où les mots auraient retrouvé la force primordiale. Il doutait de son écriture pour dire les êtres, les choses et la vie : « souvent, les mots manquent », « tout à coup les mots sont à court de mots ». Pourtant, on peut parler d'alchimie du verbe chez Izoard tant les mots convoqués disent bien plus que ce qu'en apparence ils disent. « C'est qu'il s'agit d'éplucher les mots », a-t-il écrit, cherchant en permanence à restaurer l'intensité du sens derrièr ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes