L'art d'Izoard

L'art d'Izoard

« Il suffit de s'arrêter de penser pour que surgisse le poème » : c'est ainsi que, de 1962 à 2008, Jacques Izoard a noirci des dizaines de carnets, notant au jour le jour les impressions de la réalité quotidienne, avec humour, facétie, légèreté, débusquant la poésie « dans les endroits les plus quelconques ou, au contraire, les plus étranges ». C'est ainsi qu'il a bâti une oeuvre, abondante, riche, intense, faite de brefs jaillissements (rares sont les textes de plus de dix vers), s'efforçant de retrouver une parole fondatrice, neuve, où les mots auraient retrouvé la force primordiale. Il doutait de son écriture pour dire les êtres, les choses et la vie : « souvent, les mots manquent », « tout à coup les mots sont à court de mots ». Pourtant, on peut parler d'alchimie du verbe chez Izoard tant les mots convoqués disent bien plus que ce qu'en apparence ils disent. « C'est qu'il s'agit d'éplucher les mots », a-t-il écrit, cherchant en permanence à restaurer l'intensité du sens derrièr ...

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