Langres, la forme d'une ville natale

Langres, la forme d'une ville natale

Promenade dans la cité de Haute-Marne où Diderot grandit et dont la physionomie a pu influer, selon ses propres dires, sur son tempérament. Un musée voué à l'auteur vient de s'y ouvrir.

Inscrire ses pas dans ceux de la jeunesse d'un auteur du passé, afin de mieux comprendre sa personnalité et ses grands choix de vie, est une tentation légitime, surtout depuis que Freud nous a convaincus qu'elle en fournissait, toujours, la « clé ». Quand trois siècles se sont écoulés, l'entreprise paraît cependant quasi désespérée. Pour peu que le décor de son enfance n'ait pas trop changé, le « climat », lui, n'y est plus... On était en quête d'un secret sensible ; on finit par faire un de ces tours historico-touristiques, comme en organisent à horaires fixes les municipalités des villes « patrimoniales ».

Bizarrement, ce n'est pas le sentiment que donne Langres, la ville de la naissance, le 5 octobre 1713, de Denis Diderot, fils de Didier, maître coutelier, lui-même fils et petit-fils d'artisans couteliers, et d'Angélique Vigneron, descendante d'une lignée d'ouvriers tanneurs devenus d'aisés marchands. La citadelle surgit sans avertir, comme une couronne de murs o ...

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