L'Angoisse de penser

L'Angoisse de penser

Poursuivant son exploration des écritures comme expérience des limites, Évelyne Grossman interroge l'inquiétude qui est au fondement de l'acte d'écrire. L'angoisse d'écrire chez les écrivains-philosophes du xxe siècle relève, en fait, de la vitalité créative, car de telles écritures sont des épreuves de dépersonnalisation et de confrontation au déshumain. Mais c'est cet impensable qui est l'objet même de la pensée. Le lapsus, le grain de folie, le suspens, la dislocation, l'interruption déchirent le tissu textuel, font éclater la forme pour recréer des figures provisoires et fragiles. Derrida, Lévinas, Blanchot, Lacan, Beckett, par les voies de la déconstruction, de la décréation, de la déliaison, entreprennent de « dédire le dit », d'arracher la pensée aux certitudes. Une remise en cause radicale de l'essence du langage, une expérience folle de la vie et de la mort des mots, qui entraînent l'écrivain et le lecteur dans un même vertige.

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé