L'angoisse comme névrose

L'angoisse comme névrose

Pour Freud, l'angoisse est un signal dans le moi, avertissant le sujet d'un danger. Conçue comme angoisse de castration pour les hommes ou de séparation pour les femmes, elle se manifeste dans les névroses, l'hystérie, et surtout les phobies.

L'angoisse affecte le corps. Pour la psychanalyse, « c'est l'affect central », « fondamental », « celui autour de quoi tout s'ordonne. » Ce mot désigne un malaise, né de l'imminence d'un danger, malaise psychique mais aussi physique - sentiment de resserrement angustia à la région épigastrique, difficulté de respirer, selon le Littré.

La question de l'angoisse est présente dans l'oeuvre de Freud dès les débuts. En 1895, Freud distingue la névrose d'angoisse de la neurasthénie. Cette distinction elle-même prendra place dans une autre répartition entre les névroses actuelles et les psychonévroses. Dans les deux cas, la cause est sexuelle, mais, dans les psychonévroses, l'étiologie renvoie à des événements de la vie passée, dans les névroses actuelles à des événements présents. Dans la névrose d'angoisse, il s'agit d'une tension physique qui, ne pouvant être élaborée psychiquement, se produit comme angoisse. Dès le début des années 1890, ce statut de l ...

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