L'amour de l'art

L'amour de l'art

On ne connaissait pas en France l'écrivain américain Lanie Robertson jusqu'à ce que Georges Werler mette en scène Alfred aime O'Keeffe au théâtre Silvia Monfort. On peut voir encore cet admirable spectacle, joué par Maud Rayer et Alain Mottet, jusqu'au 10 mai. Lanie Robertson est, dans le contexte de son pays, un rebelle. Il ne fait pas du théâtre sur mesure ni du théâtre social à la Miller. Encore moins du théâtre coup de poing à la Mamet. Son registre est politique mais intime. Lui-même dit s'intéresser avant tout aux agressions que la société perpétue sur l'individu.

Alfred aime O'Keeffe est à prendre, pourtant, comme une chronique amoureuse qui est aussi une méditation sur l'art et la société. Il s'agit de personnages que nous connaissons : Alfred Stieglitz a été l'un des grands photographes new-yorkais dans les années 30, ainsi qu'un galeriste important. Plus jeune, Georgia O'Keeffe fut peintre, et éventuellement modèle de Stieglitz. La pièce commence par la f ...

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