L'amour court

L'amour court

Une fresque ironique et sentimentale sur la conjugalité, minée par le court-termisme ambiant.

La littérature manquerait-elle de fictions qui racontent comment s'aime et se désaime le commun des mortels sans l'héroïsme des mythes ni la boursouflure de la tragédie ? C'est en tout cas ce que suggère l'un des personnages secondaires d'Heureuse fin, convaincu qu'avec des représentations plus fidèles nous réduirions nos « folles attentes » et nos risques de souffrir. Mais ce pragmatisme désenchanté, Angela et Ántonio n'en ont pas voulu. Comme tant d'autres avant eux, ils ont rêvé d'un amour à part et absolu. Et comme tant d'autres aussi, ils se sont séparés, au terme de treize années de projets, de passion, de heurts et d'humiliations. Entre les murs vides où jaunissent les marques de leur vie passée, Ántonio s'adresse à Angela, une dernière fois. Et bientôt leurs deux voix ferraillent et se contredisent, fouillant les ruines du théâtre conjugal et les ravages d'une société court-termiste où prospèrent l'idéal de « l'amour libre », la séduction des réseaux et le marché de ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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