L'Amérique,les mots et les peaux

L'Amérique,les mots et les peaux

Dans son dernier essai, l'écrivaine analyse les ressorts du racisme dans une Amérique obsédée par la couleur de peau et n'exempte pas la littérature.

tous ceux qui ont essayé de vivre savent cela : ce que vous dites à propos des autres révèle ce que vous êtes », déclarait James Baldwin lors d'une interview de 1963. À l'honneur de l'édifiant I Am Not Your Negro, film de Raoul Peck césarisé cette année, l'écrivain américain invitait alors la République blanche à se demander pourquoi elle avait eu besoin d'inventer le « nègre » (lire aussi p. 16-19). À cinquante années de distance, c'est autour de cette même question que tournent les six conférences de Toni Morrison, réunies sous le titre L'Origine des autres. Prononcés à Harvard durant la dernière année de mandat d'Obama, alors que les brutalités policières à l'encontre des Noirs gagnaient le débat national, ces six morceaux de bravoure débusquent et dissèquent, jusque dans leurs manifestations les plus inacceptables, les ressorts politiques, psychologiques et pseudo-scientifiques de la fabrication de l'étranger.

DE L'ONC ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon