L'Amérique, fille

L'Amérique, fille

Alors que les Américains vont bientôt élire leur quarante-quatrième président, les places respectives de la foi et de la politique semblent très incertaines.

Le débat des primaires, qui s'achève le 28 juin, est l'occasion pour les candidats d'exprimer, parfois de manière débridée, leurs convictions religieuses. Les États-Unis, deux cent trente ans après le serment démocratique de la Déclaration d'indépendance, s'éloignent-ils de leur credo fondateur ? Sous l'influence des fondamentalistes chrétiens, sont-ils en train de répudier leur vocation universaliste et antiobscurantiste ? Pour éclairer ces enjeux, Le Magazine littéraire a interrogé deux témoins privilégiés. Explications.

Aux États-Unis, l'héritage moral des pères fondateurs repose sur un double socle de vocation universaliste et de laïcité. Ce legs vous semble-t-il aujourd'hui menacé ?

Richard Perle. Pendant ces élections, on parle davantage de religion que pendant toutes les élections précédentes depuis Kennedy, qui fut le premier catholique à être élu président. Toutefois, l'intérêt qu'éveille la foi au cours de cette élection n'a pas grand-chose à ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé