L'Amérique dans tous ses excès

L'Amérique dans tous ses excès

Soit un créateur né à Missoula (Montana) issu d'une famille presbytérienne, David Lynch, qui décide de représenter en quelques images seulement une communauté américaine modèle. Cela donne l'ouverture de Blue Velvet. Succession de plans sur une petite ville colorée et idyllique, maisons paisibles bien alignées, habitants altruistes, toujours souriants, sages et rassurants, cliché de l'homme qui arrose le carré de gazon de son pavillon pendant que sa femme regarde la télévision - l'homme qui soudain s'effondre sur l'herbe, où grouille, invisible au premier abord, une terrifiante vermine, agrégat visqueux d'insectes sombres, orgie sonore de mâchoires qui déchiquètent. Bienvenue en Amérique : une vision publicitaire du paradis, remplacée immédiatement par une vision stylisée de l'enfer. On a vite fait de se demander laquelle, dans sa démesure, est la plus effrayante. Démesure, tel est en tout cas le maître mot. Convoquer des représentations dignes de l'enfer et du paradis pour ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon