L'ALCOOL

L'ALCOOL

Pour Hemingway, un homme qui ne « tient » pas l'alcool n'en est pas un. L'alcool est chez cet homme blessé un attribut essentiel de la virilité. Aussi reproche-t-il en termes peu aimables à Scott Fitzgerald, Primo Carnera, Thomas Wolfe et d'autres, de se noyer dans un dé à coudre de whisky. On a écrit qu'il buvait pour essayer d'endormir la souffrance provoquée par un talent qui l'aurait fui au fil des années. Dans ce cas-là, nombre d'écrivains auraient eux aussi été abandonnés par leur muse. Faulkner, London, Steinbeck, Chandler, pour n'en citer que quatre, ne buvaient pas que de l'eau minérale ! Bien, Hemingway buvait : martinis-gins, tonics, whisky soda, vins italiens, chiliens ou espagnols, daiquiris, rhum bacardi, bière Hatuey, campari, Ron Collins, Tequila, rosé français, chianti, etc., la liste n'est pas close. Et les anecdotes, plus ou moins vraies, plus ou moins drôles, ne manquent pas. Après douze cocktails absorbés au Floridita, Hemingway se fait verser un double rhum ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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