Laissez-nous la nuit

Laissez-nous la nuit

Le premier roman de Pauline Clavière, journaliste, offre une plongée vertigineuse dans l'univers carcéral. D'un réalisme qui ne peut qu'être inspiré d'histoires vraies, il s'articule néanmoins autour d'une intrigue kafkaïenne : Max Nedelec, patron d'une PME en faillite, a beau s'être acquitté, dit-il, de son amende à cinq chiffres, le juge martèle le contraire. Le bordereau a été égaré « dans le vortex de l'administration judiciaire », enfin, c'est ainsi que Max voit les choses...

Le voilà en prison, la temporalité s'étire, la narration s'arme d'une loupe qui ne manque rien. Laissez-nous la nuit foisonne de détails saisissants sur la vie sociale et l'intériorité des détenus, confrontés à l'oubli du dehors. Mais Max n'est pas tant à plaindre : face à l'absurde machine judiciaire, sa fille ne se démonte pas. Marcos, son camarade de cellule aussi schizo qu'attendrissant, se fait quant à lui plaquer par sa femme au parloir ; il s'anéantit au gin et à la coke. La compli ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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