L'Affaire est dans le sac

L'Affaire est dans le sac

Une approche rigoureuse de l'affaire Dreyfus, un brin académique, et imprécise sur le rôle essentiel de l'opinion publique.

Se mesurant à l'affaire Dreyfus, le nouveau film de Roman Polanski est avant tout un thriller ou un film d'espionnage, dans la lignée de The Ghost Writer, dont il avait déjà cosigné le scénario avec l'auteur de roman policier Robert Harris. Le bordereau qui accuse Dreyfus, le petit bleu, faux grossier qui l'innocentera, les expertises graphologiques, aucun des détails de la contre-enquête du lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart n'est épargné au spectateur. Mais c'est presque une bizarrerie que le film s'intitule J'accuse. Zola n'apparaît que deux fois, et lorsque Picquart, arrêté, achète le numéro de L'Aurore où le texte fait la une, cela apparaît, à travers les barreaux du fourgon qui l'emmène en prison, comme une rustine chargée de justifier le titre.

Jean Dujardin est impeccable en Picquart, Louis Garrel impénétrable en Dreyfus. Les scènes extérieures - comme la dégradation du capitaine Dreyfus ou les marches du palais de justice couvertes d ...

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