L'adolescence d'Ulysse

L'adolescence d'Ulysse

Pierre Mérot

L’inspiration, une délivrance ? Elle peut aussi agir en gardien de prison, quand elle vous ramène toujours à vous-même et aux limites de votre individu. Pierre Mérot a dû éprouver cette forme d’enfermement. Depuis ses débuts, il semblait voué aux autofictions sarcastiques, au point de se reprocher, dans Arkansas, de n’avoir pas su tourner sa plume - par ailleurs virtuose - vers autrui... Kennedy Junior révèle combien cette autocritique fut libératrice : l’auteur y réussit une spectaculaire évasion hors de lui-même, dans la peau d’un gamin de 13 ans. Une expérience d’incarnation extrême, conduite avec les instruments du langage et conçue pour exploser à la figure du lecteur en milliers d’exclamations hilares et de salacités juvéniles.

Son roman, c’est un peu La Vie devant soi à l’ère de Facebook et des réseaux sociaux. Même choix d’un jeune narrateur, même impression de vérité du discours. Et surtout même façon de camoufler, sous des tournures adolescentes, des fu ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine