L'acte II du quinquennat Macron ressemblera-t-il à son acte I ?

L'acte II du quinquennat Macron ressemblera-t-il à son acte I ?

Dans La Guerre sociale en France (La Découverte), Romaric Godin soutient que le macronisme correspond à la conversion forcée de la France, après plusieurs tentatives avortées, au néolibéralisme. Une thèse qui minore les possibles évolutions imposées par la conjoncture.

Par son titre, qui évoque celui de la célèbre brochure de Marx sur la Commune de Paris, La Guerre civile en France (1871), et la collection où il paraît, les « Cahiers libres » de La Découverte, La Guerre sociale en France affiche d'emblée son caractère « engagé ». La thèse de son auteur est particulièrement offensive : Macron représenterait, après les essais infructueux de Raymond Barre en 1976, de Juppé en 1995, de Villepin en 2005-2007, etc., la première tentative aboutie d'implanter en France le néolibéralisme - Romaric Godin le définissant non comme un ultra-libéralisme mais comme un « libéralisme d'État », dans lequel ce dernier abandonne sa neutralité pour favoriser le capital aux dépens du travail. On reconnaît ici l'argument marxiste classique qui fait dériver la « révolution conservatrice » opérée dans les pays développés à partir des années 1980 d'une lutte contre la baisse des taux de profit. Et il n'est pas entièrement indu. Depuis une trentaine d'an ...

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