L'Accord de paix

L'Accord de paix

Marie Redonnet fut, un temps, la plus blanche de nos écrivaines. C'était le temps de Forever Valley : une sorte d'éternité, de Splendid Hôtel à Silsie . Enfances, cercles, doubles, ritournelles, éléments ponctuels d'un monde clos, sensoriel et mental, coulés dans une voix de narratrice et une phrase d'une simplicité désarmante. C'était le temps de la mythologie.

Un jour, comme on dit dans les contes, on croit qu'il faut grandir et affronter le monde, puisque le sien n'y suffit plus. On passe du mythe au roman, ou à son ombre, en s'ouvrant avec peine à plus de réalité c'est Candy Story . Mais il faut, pour servir ce mythe du roman qui a été la grande forme de la responsabilité dans la culture occidentale, au moins abandonner le soutien de la narratrice, et quelques illusions de soi c'est Nevermore . Et on se trouve au pied du mur, face à l'image du roman. Il est émouvant que pour mieux croire se préparer à c ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine