L'abdication culturelle

L'abdication culturelle

La culture est devenue en France un enjeu politique secondaire, sinon subsidiaire. Ce que confirme tristement la campagne présidentielle déjà lancée. Il est plus que temps de réagir.

« La culture ? La nuit, l'été, ça ne gêne pas beaucoup (1). » Cette phrase, prononcée par des responsables audiovisuels à qui l'on demandait quelle place la culture occupait dans les programmes télévisuels, serait-elle devenue, au fil des ans, celle de nos responsables politiques ? Une activité intéressante, certes, une référence rituelle, d'accord, mais rien d'essentiel pour la vie, un secteur comme un autre. En temps de crise, la culture serait-elle la grande oubliée des meetings ?

Il y a quelques mois, j'ai alerté sur le divorce croissant entre la politique et la culture, l'abandon progressif de tout projet culturel dans les discours publics ou dans l'analyse des difficultés de nos sociétés (2). Les faits sont là. L'économie, la finance, la sécurité sont devenues une obsession, celle des dirigeants politiques et des médias qui les accompagnent. Évidemment, l'emploi est une priorité. Mais ces préoccupations ne forment-elles pas un tout ? Pe ...

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