La volonté d'impuissance

La volonté d'impuissance

Friedrich Nietzsche

Considérée comme l'oeuvre oubliable d'un génie rongé par la maladie, Aurore appelle à l'inverse à l'avènement d'un monde neuf, affranchi des fausses grandeurs de sa tyrannique « vérité ».

Hiver 1880-1881 : Nietzsche est à Gênes, seul dans une modeste pension, assailli de migraines et de vomissements, loin des médecins et de ses amis. En Allemagne, on le croit mourant dans un asile psychiatrique. Mais c'est faux : en cette période de misère, et selon ses propres mots, son esprit a même atteint sa maturité. Avec « un minimum de force et de santé », il a rédigé Aurore. Cette oeuvre est le témoin d'une guérison, d'une lente remontée des bas-fonds vers la lumière. Comme Le Gai Savoir l'année suivante, Aurore a germé en hiver pour fleurir au printemps. Il faut lire ce livre comme on se dore au soleil et par petites touches, sans hésiter à l'abandonner un moment avant de le reprendre. Ce chef-d'oeuvre injustement négligé a des vertus thérapeutiques : le philosophe-médecin y prescrit des « cures lentes », à « petites doses ». - Première leçon d'Aurore, que reformulera Ecce Homo : santé et maladie sont des points de vue réciproques ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes