La Vigilante

La Vigilante

La Vigilante aurait pu, comme le roman précédent de Melanie Wallace, s'appeler Les Sauvages tant les êtres qui le peuplent nous traînent dans l'univers désolé de la cruauté humaine. Une cruauté sans dessein, sans raison, sans grandeur, née de la misère et de l'abandon. Une cruauté d'idiot à l'image de la scène liminaire du roman où un garçon ligoté à un arbre se révélera, une fois libéré, le génie malfaisant du livre. Comme dans la tragédie classique, le poids d'une fatalité aveugle hante les personnages, et les condamne à se répéter obstinément. Jamie, une jeune fille seule au monde, est partie sur les routes avec son chien à la recherche du village où a vécu jadis sa famille, avant que la construction d'un barrage n'inonde la vallée. La vagabonde possède pour tout bien un sac à dos, et la certitude qu' « elle est juste quelqu'un à qui les choses arrivent ». Pour survivre, elle garde la maison de Margaret, une vieille photographe, et fait la connaissance de Galen, un trappeur bless ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé