La vie traversante

La vie traversante

Ou comment l'écologie est affaire de transferts.

Pour son nouvel essai, le philosophe Emanuele Coccia s'élance depuis un constat : toutes les existences sur Terre sont soumises à un phénomène inéluctable, la métamorphose. Ce point de départ est simple, presque rebattu depuis le célèbre « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », mais, s'il s'agit d'une vérité élémentaire, elle demande à être détaillée tant elle semble occultée par un vernis culturel. S'imaginer grignoté par les vers et voir dans ce festin le symbole de toutes vies n'est pas de ces choses que l'on apprend enfant. Maniant sa plume comme un couteau-économe, Emanuele Coccia épluche ces couches superficielles. Derrière, on y (re)découvre avec lui une manière de concevoir la vie comme un flux ininterrompu de réincarnations : « Être né·e·s signifie n'être rien d'autre qu'une reconfiguration, une métamorphose d'autre chose. » Empruntant aux sciences naturelles certaines de leurs observations, le philosophe peut ainsi proposer une nouvelle façon d'appréhender ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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