LA VESPASIENNE

LA VESPASIENNE

Il reste une seule vespasienne à Paris : devant la prison de la Santé. Les autres ont été remplacées par des sanisettes Jean-Claude Decaux qui présentent le double avantage d'être mixtes et plus hygiéniques. Pourtant, ces vespasiennes de tôle vertes incarnaient une certaine idée de la capitale née entre le second Empire et la Belle Époque, tout comme les entrées de métro Guimard et les colonnes Morris. Dans le roman de Sébastien Rutès, une vespasienne plantée sur une place imaginaire du Quartier latin devient le centre d'un théâtre tragique. Un officier allemand y retrouve des prostitués toxicomanes, des résistants en font une cache d'armes... Et Paul-Jean Lafarge, éditeur d'une revue de poésie, observe depuis sa fenêtre ce manège avec inquiétude.

La vespasienne devient la métaphore d'une époque saturée par l'imaginaire de la déchéance et de la dépravation. Les écrivains collaborationnistes que fréquentent Lafarge parlent d'« infection du parlementarisme », ...

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