La traque parfaite

La traque parfaite

Un auteur aussi bon conteur que styliste se mesure à une figure classique du polar : la course-poursuite.

Cela commence dans les relents de téquila et le fracas d'une fusillade : pour avoir fini la nuit avec le mauvais type, Alice, 21 ans, mi-serveuse, mi-clocharde, se retrouve avec cinq corps sur les bras, 100 000 dollars dans les poches et la gueule de bois. Comme nous sommes dans un polar américain, elle s'enfuit avec le magot tout en sachant qu'elle ne devrait pas.

La presse américaine voit en Samuel W. Gailey, depuis son premier roman, Deep Winter, un Michael Connelly avec un supplément de style. C'est dur pour celui-ci, mais ça se comprend : la prose de Gailey frôle la poésie noire des grands thrillers - tel Personne bouge de Dennis Johnson. Et à l'inspiration, Gailey, naguère scénariste pour la chaîne Showtime, ajoute le métier : tout en racontant la fuite de son héroïne, il remonte son passé de fille bon teint jetée par un drame familial dans une errance arrosée. Voyages en Greyhound (ces bus intervilles pour déshérités bien connus des lecteurs de Donn ...

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Grand entretien

Éric Vuillard

Éric Vuillard
« La Guerre des pauvres est une guerre qui n'est pas terminée. »