La tendresse de Tignous

La tendresse de Tignous

Nous avons vécu, Tignous et moi, vingt ans de vie commune. C'est long, vingt ans. Deux décennies sans la moindre anicroche, jamais. Nous nous retrouvions donc un soir par semaine, officiellement pour travailler, pour « boucler » le journal, selon notre jargon professionnel, L'Événement du jeudi, puis Marianne. En réalité, ce fut grâce à Tignous vingt ans d'intelligence (éblouissante) et de rire (en cascade). Une merveille de compagnonnage, s'accompagnant parfois de l'échange de quelques savoureux cigares.

Mais la tendresse de Tignous ne résume pas Tignous. Je voudrais avant tout rappeler qu'au-delà de son talent graphique, du style Tignous, de la patte Tignous aussitôt reconnaissable, il était un véritable éditorialiste, l'un des meilleurs parmi nous, capable à chaque instant de faire passer une idée, un commentaire, une allégorie.

Tignous, je t'aime.

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard