A la table de l'empereur de Chine

A la table de l'empereur de Chine

L'étiquette des cours est un instrument du pouvoir. Au Louvre ou à Versailles, le Roi faisait participer sa cour au spectacle de ses repas ou à des représentations plus intimes. Deux millénaires plus tôt, en Chine, l'étiquette s'appelait « Rites », et la vie des empereurs était réglée dans le moindre détail, à l'abri des murs de la Cité interdite, par des rituels à statut religieux. Ce qu'ils mangeaient même, en public ou en privé, devait obéir à des règles bien précises. Ce qui ne les empêchait pas, cela faisait aussi partie de leur fonction, de ramener à prix d'or de leurs tournées provinciales les plus fameux cuisiniers, dont les recettes étaient consignées. On a beau être empereur, on n'en est pas moins gourmand. De tentantes recettes de rouleaux de mains-de-bouddha, petites brioches oeil d'éléphant, ou canard aux huit immortels, parsèment cet album qui, de mise en bouches en banquets, rituels de repas quotidiens en grandes cérémonies, fait revivre la cour des empereurs de la dy ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé