La télé à l'écoute

La télé à l'écoute

Le roman noir a toujours affectionné le principe du feuilleton. Ses écrivains contribuent aujourd'hui à l'embellie de la série télévisée : cas d'école avec The Wire (Sur écoute).

En littérature, en peinture, au cinéma, nous avons pour habitude de vouloir trouver dans toute oeuvre la patte d'un artiste, si bien qu'en France, dans les années 1950, le statut d'auteur s'est étendu à des réalisateurs qui eux-mêmes se considéraient tout juste comme d'honnêtes artisans. Petit à petit, l'originalité individuelle, marque du moderne, est devenue omniprésente, s'élargissant à certaines formes de création industrielle, à la mode comme à la céramique, ainsi qu'aux genres les plus divers, de la science-fiction à la pornographie. Avec cette prodigieuse démultiplication des auteurs, les frontières entre l'art authentique et la production de masse se sont brouillées au profit d'un foisonnement des expériences esthétiques. Les modernes avaient certes dès le milieu du XIXe absorbé des fragments de discours ou de formes impurs à l'intérieur de l'Art, mais c'était pour mieux renforcer la position démiurgique de l'artiste créateur.

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon