La substance du capital

La substance du capital

Peu connu en France, l'Allemand Robert Kurz (1943-2012) passe dans le monde entier pour l'un des penseurs « postmarxistes » majeurs. La Substance du capital est une introduction à sa théorie de la « critique de la valeur ». Par rapport à Marx, il est à la fois orthodoxe et hérétique. La valeur reste pour lui définie par le travail, mais par un travail « abstrait », déjà pris dans la « matrice fétiche » du capitalisme. En surgit la conception d'un système qui ne trouve sa clé que dans la production de marchandises et ne peut donc être transformé ni par le changement de son mode de propriété (en collectivisant les moyens de production, on obtient un capitalisme d'État) ni par la lutte politique (on le renforce). Cette vision d'un capitalisme comme « sujet automate » amène Robert Kurz à maintenir l'idée de son effondrement inéluctable. Car, si le capitalisme crée de plus en plus de richesses, il crée aussi de moins en moins de valeur. Son développement se voit donc, à terme, c ...

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon