Viktor Orbán : la statue de l'illibéralité

Viktor Orbán : la statue de l'illibéralité

Politique habile et complexe, opportuniste jusqu'au cynisme, le chef d'État hongrois s'affirme comme le leader d'une Europe centrale gagnée par une conception autocratique de la démocratie.

Il serait « l'homme le plus dangereux de l'Union européenne » ! Premier ministre d'un « petit pays », comme il le répète, Viktor Orbán incarne plus encore que Matteo Salvini ces nouvelles forces populistes et anti-Bruxelles qui inquiètent. Cet « assoiffé de pouvoir » doublé d'un « génie politique », dixit Chloé Ridel, experte à la Fondation Jean-Jaurès, l'ancien président François Hollande l'a côtoyé lors de sommets européens. Il lui reconnaît un grand talent pour jouer sur les zones grises et jongler avec les ambiguïtés : « Il plie mais ne rompt jamais. » L'homme au visage sans finesse, à la silhouette pataude, aux idées si aisément critiquables, est complexe. À l'issue d'un entretien avec lui en avril lors de sa tournée européenne contre le populisme, Bernard-Henri Lévy, pourtant peu avare en certitudes, achève son article en s'interrogeant sur les réelles convictions du leader hongrois d'un « je ne sais pas » déconcertant.

Au nom de la jeunesse

Dans l ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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