La soustraction des possibles

La soustraction des possibles

Genève, 1989. Un prof de tennis devient l'amant de sa cliente, épouse de banquier délaissée par son mari. Restaurants, cadeaux : c'est agréable, le luxe. Le prof en voudrait davantage. Le banquier, pas rancunier, le charge de convoyer du liquide depuis Lyon. L'argent sera récupéré par l'assistante d'un autre banquier. Le gigolo et l'assistante sont comme des pions introduits dans la cour des grands, subjugués par les perspectives qui s'ouvrent. Forcément, c'est le coup de foudre... Ainsi commence ce roman noir qui se veut aussi roman social. Son thème, c'est l'avidité, le goût de posséder, au risque de l'illégalité. Joseph Incardona dépeint deux univers, la bourgeoisie d'affaires et la classe moyenne, sur fond de changement d'époque : le mur de Berlin va tomber, les capitaux russes affluent, la révolution informatique va bouleverser les métiers de la banque. Le roman oscille entre accessoires eighties et ressorts modernes (la connexion sur laquelle repose le coup final). So ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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