LA SOMMITÉ INVISIBLEDE JULIEN COUPAT

LA SOMMITÉ INVISIBLEDE JULIEN COUPAT

Le situationnisme a beaucoup influencé les premiers écrits des « amis » de Tarnac. Dont le procès vient de s'achever à Paris.

L'hystérie judiciaire autour de l'affaire dite de Tarnac a trop souvent occulté la singulière production éditoriale, très « post-situ », des membres du Comité invisible. Car qui retrouve-t-on en fil rouge récurrent théorique et prosodique des textes, revues ou communautés auxquels Julien Coupat a participé ? La figure obsédante et le style « brûlant à la manière de la glace » (Baudelaire) de Guy Debord. Il y en eut d'autres, évidemment : Michel Foucault et son « biopouvoir » en particulier. Mais c'est bien l'héritage du fondateur du situationnisme qui compose le plus sensiblement le substrat intellectuel et politique de Coupat et ses « amis ».

Cette influence est précoce. Dès 1997, Julien Coupat, étudiant à l'École des hautes études en sciences sociales, rédige un mémoire intitulé « Perspective et critique de la pensée situationniste », sous la direction de Nicolas Tertulian. Il est alors âgé de 23 ans. Son travail est vite salué et intégré par le sociologue Luc Boltanski dan ...

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