La seule séparation en partage

La seule séparation en partage

Le judéo-christianisme élude les différences essentielles entre les deux confessions, tout en gommant étrangement leur principal trait commun : la séparation entre les pouvoirs politique et religieux.

On se gardera de parler tout simplement, tout uniment et sans distinction, de « judéo-christianisme ». D'abord parce qu'à l'origine ce terme désigne les juifs qui se sont ralliés à Jésus aux premiers jours de l'Église, juifs chrétiens donc par opposition aux juifs qui refusaient la messianité de Jésus et à ceux, païens, qui croyaient en lui. En ce sens, aujourd'hui on ne parle que rarement de judéo-christianisme. Ensuite, il faut se garder de cet amalgame sommaire, par politesse à l'égard du judaïsme contemporain, qui se définit par des caractéristiques irréductibles (outre le refus de la divinité de Jésus, la lecture talmudique de la Torah fait toute la différence), et par respect pour les chrétiens, qui savent que la lecture commune du Premier Testament ne simplifie pas, voire complique leur rapport différencié avec le judaïsme. Bref, les relations entre juifs et chrétiens restent trop sérieuses et essentielles pour ne pas s'en sortir par un slogan approximatif. Bloy, Rosenzweig, ...

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Entretien

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