La Scandinavie au plus juste

La Scandinavie au plus juste

L'Europe du Nord et les États-Unis représentent les bastions de deux styles opposés : laconique d'un côté, convulsif de l'autre.

D'abord, il faut s'entendre. On peut proposer deux définitions au roman policier scandinave : une large, assez vague dans la mesure où elle engloberait toute la Scandinavie et remonterait à un siècle (Maria Lang, « l'Agatha Christie suédoise », est née en 1914), et une plus restreinte, qui semble plus pertinente car elle s'applique à un courant littéraire particulier, et non à la simple synthèse locale de tendances venues d'ailleurs (du monde anglo-saxon par exemple). Cette école du « roman policier suédois » s'est développée à partir des dix ouvrages écrits par le couple de Maj Sjöwall et Per Wahlöö entre 1965 et 1975, et a débordé les frontières de la Suède pour s'enraciner également dans les pays nordiques voisins, culturellement proches. Depuis, elle connaît un grand succès international.

Avec ce succès, la production a explosé et a perdu en homogénéité ; mais si Henning Mankell, Leif G. W. Persson, Stieg Larsson ou Arnaldur Indridason, pour n'en citer que quelques-uns, ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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