La rengaine du « plus-que-polar »

La rengaine du « plus-que-polar »

Polar ». Publié chez Gallimard, à la « Série Noire », c'est ce que j'écris. Paraît-il. Pourtant, je n'aime pas ce vocable, surgi des seventies, peu agréable en bouche, réminiscence du mot d'argot désignant ce crachat bien gras qui servait à manifester son mépris dans les cours d'école. Et de mépris, ici, il va en être question. De cours d'école aussi, pour les grands.

« Bien plus qu'un polar »... Combien de fois ai-je lu ou entendu, au détour d'une critique, cette sentence éclairée, plus révélatrice des complexes de l'auteur du jugement que de la valeur du roman ausculté ? Invariablement, je me pose alors une série de questions : Lorsque l'on écrit un polar, peut-on produire moins qu'un polar ? Et qu'est-ce qu'un « plus-que-polar » ? Que signifie ce « plus » ? Plus grand, plus « écrit », plus original, plus noir, plus tendu, plus profond que la moyenne des polars ? Des romans ? Ou juste suffisamment pertinent, brillant, donc acceptable en société ? Dont la lecture n' ...

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